La Fabriq’ arrive !

À bientôt 40 ans, cet ancien ingénieur automobile en région parisienne a eu envie de changement et d’un travail qui aurait du sens pour lui. Il ouvre sa brasserie, la Fabriq en ce mois de juin 2019.

Le parcours de Michel Leporcq

« J’aime bien manger : le fromage, la charcuterie, toutes les bonnes choses, les produits du terroir. Et la bière aussi. J’en bois depuis toujours ! » Du coup, il y a quelques années, un ami l’incite à essayer son premier kit tout grains, le brassage le passionne d’emblée. «J’aime bien les sciences. C’est scientifique, le brassage. Ça correspond à ma manière de voir les choses. »

Michel brasse ainsi quelques années en amateur, allant jusqu’à gagner le prix de la meilleure ambrée au concours de brassage amateur du FIBA en 2018. Une rupture conventionnelle lui permet de mettre en œuvre son projet de brasserie dans le Nord, où il a fait ses études. Après une formation au lycée Biotech’ de Douai-Wagnonville, il se lance à la recherche d’un local dans cette ville, mais « à Douai, il y a des marches dans tous les locaux, ce n’est pas facile quand tu dois décharger une palette de 800 kg. » Michel trouve finalement une ancienne briquèterie à Râches, en bordure de Douai, avec l’aide des Amis de la Bière. Le bâtiment est assez grand pour abriter la salle de brassage mais également un accueil indépendant, séparé par une grande vitre, où Michel veut installer un brewpub et organiser des événements. Il pense aussi proposer des visites sur réservation.

Ça m’a toujours choqué de voir du bio qui vient du bout du monde… J’utilise des malts bios français, et des houblons alsaciens.

 

Naissance de La Fabriq’

Michel a choisi comme nom pour sa brasserie la Fabriq’, en opposition aux noms « funs », car il aime que les bières puissent être considérées comme un produit de dégustation. « Ce que j’aime bien dans ce nom, c’est la connotation artisanale », ajoute-t-il, avant de préciser : « Ça ne m’intéresse pas de faire 3000 hecto. Je préfère diversifier la gamme. » Michel prévoit une production annuelle de 600 hectolitres. Sa gamme permanente, en cours de certification bio, se compose d’une blonde légère, d’une ambrée, d’un stout et d’une IPA. Il réfléchit aussi à la recette d’une triple, qu’on lui demande beaucoup dans le Nord. Une gamme de bières éphémères est également prévue, en fonction des envies du brasseur, de la saison et de ce qu’il peut trouver à proximité. « Ça m’a toujours choqué de voir du bio qui vient du bout du monde. J’utilise des malts bios français, et des houblons alsaciens. Je suis tombé amoureux du houblon Barbe Rouge quand je brassais en amateur. » Pour Michel, l’important, c’est d’être transparent : « On voit comment je fabrique. De la même manière, tous les ingrédients sur l’étiquette sont les seuls dans ma bière. » Pour sa distribution, il souhaite pour l’instant proposer ses produits au plus proche de chez lui « Pour moi, un produit est attaché à son terroir. Si tu veux du maroilles, tu vas à Maroilles, tu ne vas pas l’acheter à Marseille. Ma bière sera attachée au terroir du douaisis. Je pense démarcher les magasins bios, d’abord indépendants puis plus grands. Les bars à bières et les caves, évidemment. J’aimerais bien contacter des restaurateurs aussi, mais ça va me demander un peu plus de boulot pour proposer des accords bières et mets ! ».

En savoir plus :
Brasserie artisanale La Fabriq’
60 Quai du canal
59194 Râches

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