Pourquoi installer le Supercoin dans ce quartier ? Oh, ça fait dix ans que j’y habite, et je l’adore !

On y est. Tout est dit. Pas de fanfreluche chez Claudia et Philippe qui gèrent leur coin de pop culture et bières artisanales d’une main – ou plutôt d’une palme – de maître ! Avant d’être le bar à classer au top des « places to drink », le Supercoin est un état d’esprit. En passant la porte, on sent que l’on est dans le vrai : de vraies bières, un vrai dialogue et de vrais goûts. « J’avais envie d’ouvrir un bar… Ou plutôt, j’avais envie d’ouvrir mon bar. Et qu’il soit celui du plus grand nombre. » Lorsque l’on est prosélyte d’une culture, on ne peut pas ne pas être entier.

Chercher un endroit où on sera bien

Entrer dans un bar, une brasserie ou un restaurant, c’est chercher un endroit où l’on sera bien, que ce soit pour des raisons professionnelles ou personnelles. Je bats le pavé pour découvrir des lieux où trouver des bières artisanales et ce ne sont pas les locaux et la quantité de produits qui comptent pour moi, mais l’état d’esprit. Et au Supercoin, on ne parle pas de bar, mais plutôt de foyer, apaisant et créateur de bien être. Vous viendrez peut-être pour ses bières artisanales splendides, mais vous y retournerez parce que vous aimez… et c’est tout !

Pour le foot, la musique, l’ambiance… et la bière !

Pourquoi connaît-on le Supercoin ? Pour ses matchs de foot, son ambiance musicale, sa convivialité, ses animations… et ses bières. Le Supercoin, c’est tout ça – et d’autres choses encore – , et non simplement un bar à bières artisanales. La carte est simple, maîtrisée et abordable.

On finit par connaître le discours de défense des bières artisanales. C’est devenu un concept, un principe. Et ras le bol ! Non, ce n’est pas parce qu’une bière est « artisanale » qu’elle est forcément réussie et bonne à boire aux yeux (et aux papilles) de chacun. Et si déguster s’apprend, aimer est un réflexe, fort heureusement, que personne ne peut contrôler.

D’ailleurs, en observant l’ensemble, mon regard s’est posé sur les becs. Claudia a immédiatement pu apercevoir un petit temps de surprise chez moi. « Bah oui, on a une bière indus’ ! Je l’appelle notre bière de soif. Ca fait toujours plaisir un demi en terrasse pour se rafraîchir ! Au moins, on n’est pas perdu. »

Pour un petit shooting photo, je demande à Claudia si elle peut me sert une Craig Allan...

Claudia me sert une Craig Allan.  J’en profite pour la déguster, et nous parlons alors de ses bières. La veine est la même. Elle fait partie des rares managers de bars qui peuvent parler de LEURS bières car, sans prétention aucune, Claudia me parle des brasseurs, des brasseries, des goûts, des odeurs, des flaveurs. Et c’est ça, une bière.

Nous sommes loin des refrains habituels appris par cœur. Son discours est fluide et animé de son plaisir à boire de bonnes bières. A la fameuse question: « Des coups de coeur? », la réponse est directe: « La Mont Salève et la Franche ». Si claire qu’elle ne nécessite aucun explication. Sauf peut être une petite dégustation, mais ce sera l’objet d’un autre billet !

Au Supercoin, on ne fait pas du commerce de brèche.

Ce n’est pas parce que les bières artisanales commencent à être en vogue que ce bar en propose. Bien au contraire. Les deux associés voulaient proposer des bières artisanales françaises. Comment s’y sont ils pris? Tout simplement en allant à la rencontre des brasseurs (rien de tel que les rencontres avec ceux qui font les bières). Ils ont découvert leurs bières, les ont dégusté, les ont aimé ( ou pas d’ailleurs !), et les ont rentré dans les frigos de leur bar.

A la carte :

C’est avec des passionnés comme eux que les bières vont évoluer.
Allez, je le dis : « Claudia, tu as tout compris ! »

  • Mont Salève
  • La Franche
  • Volceslest
  • Fleurac
  • Thiriez
  • Saint Rieul
  • Perle
  • Craig Allan
  • Zymotik

Le Supercoin
3 rue Baudelique 75018 Paris
Métro Jules Joffrin / Simplon / Marcadet Poissonniers
Ouvert mardi, mercredi, dimanche de 11h à minuit jeudi, vendredi, samedi de 11h à 2h